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Shanghai, une définition urbaine chinoise pour le XXIème siècle

Quand en 1990, Deng Xiaoping, au pouvoir depuis 1981 autorise l’ouverture économique de Shanghai la ville s’engouffre dans la brèche avec empressement et enthousiasme. Jusqu’en 1988, l’immeuble le plus élevé, le park hôtel mesurait 84 mètres.  En 1993, la tour Oriental Pearl une antenne de télévision de 468 mètres  modifiait pour toujours la physionomie de Shanghai désormais engagé dans une course à la verticalité et à la modernité.

Dès 1998, Shanghai possède le plus haut bâtiment de Chine: la tour Jinmao (421 m)  et près d’un quart des plus haut gratte-ciel du monde. Aujourd’hui Shanghai compte plus de 4000 édifices de plus de 100 mètres, un nombre que n’atteint aucune mégalopole. A cela s’ajoute de véritables merveilles d’ingénierie comme le tout nouvel aéroport international de Pudong, la ligne de train Maglev à lévitation magnétique, le pont Nanpu, le pont Lupu, pont en  arc le plus long au monde ou encore l’imposant pont de la baie de Hangzou l‘ouvrage maritime le plus long du monde.

A Shanghai, des gratte-ciel à l’architecture audacieuse continuent à sortir de terre chaque mois. Les citadins y trouvent de gigantesques centres commerciaux climatisés, des boutiques de mode, des magasins d’électronique, des restaurants de gastronomie internationale et même de petites brasseries allemandes.

Toutefois si Shanghai propulse la Chine dans le XXIème, la ville et ses habitants de classe moyenne restent attachés à leur histoire et aux splendeurs anciennes de leur ville. Des campagnes de rénovation ont permis de restaurer avec grand soin, les bâtiments de l’époque coloniale mais aussi les temples bouddhiques, taoïstes et même confucéens. Nanshi, le quartier de la vielle ville a été reconstruit fidèlement dans les styles des dynasties Ming et Quing, tandis que les shikumen, de vieille maisons traditionnelles shanghaiennes sont désormais préservées ou reconstruites pour accueillir magasins de luxe ou encore des restaurants.

La ville la plus riche et la plus moderne de Chine n’en reste donc pas moins attachée à ses racines, bien décidée à inventer sa propre définition de la ville du XXIème siècle entre compétitivité, connectivité, attractivité et qualité de vie.

Car Shanghai comme toutes les villes en ce début du XXI ième siècle, doit  relever un des défis les plus saisissants, à savoir trouver le bon équilibre entre des fonctions qui semblent à priori contradictoires: être des lieux à la fois ouvert sur le monde et ferments de la modernité, tout en sachant valoriser et préserver leur patrimoine culturel et naturel, en même temps que des espaces d’échanges, de découverte et d’invention.


Posted on by admin in Shanghai Civilisation, Shanghai economie

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